lundi 6 janvier 2014

mens sana in corpore sano

L’esprit de l’éducation que m’ont donnée mes parents pouvait, sur ce point, se résumer ainsi : il faut laisser la pratique du sport à ceux qui n’ont rien d’autre. Si je mets un bémol à ce jugement un peu excessif, la mode actuelle d’admiration de look et du muscle me laisse froid. De même, je trouve étrange la pratique des universités américaines qui accueillent les champions sportifs dans un but publicitaire et leur donnent des diplômes peu mérités. Entre la tête et les jambes, je préfère le cerveau.
7 janvier 2014

dimanche 5 janvier 2014

Maréchal de Saxe

Ce grand amateur du beau sexe, quand ses forces déclinaient et ne lui permettaient pas d’honorer ses maîtresses, faisait venir des prostituées qu’il faisait honorer par les hommes de sa maison et il regardait ces ébats, faute de mieux. J’avais vingt ans lorsque je l’ai appris et trouvais ce comportement dégradant. Je suis moins critique aujourd’hui, et pense qu’après tout, les gens qui fréquentent les sites pornographiques sur le Net n’agissent pas différemment. Suivez mon regard…

6 janvier 2014

samedi 4 janvier 2014

musique, maestro

Pourquoi étais-je hier matin dans un état second en entendant « le veilleur » de Jean-Sébastien Bach ? Un air qui m’a ramené il y a soixante ans, quand j’étais enfant de chœur à Saint Augustin. La même phrase musicale peut être entendue vingt fois sans provoquer le moindre émoi et la vingt et unième, déclencher un retour d’images, de souvenirs. L’écoute, à l’instar de la lecture, est une activité pleine qui engage l’auditeur ou le lecteur bien au-delà du seul plaisir esthétique.
5 janvier 2014

vendredi 3 janvier 2014

éphéméride

Hier, on m’a demandé d’en acheter un et le mot a sonné à mes oreilles de manière si harmonieuse que j’en fais le sujet de mon billet ce matin. L’éphémère, voilà une notion avec laquelle on a besoin de toute une vie pour qu’elle nous soit familière. Le papillon a bien de la chance de vivre, voler, jouir de la douceur de la brise et puis disparaître sans faire d’histoire. J’aime les mandalas, les sculptures en glace, j’aime aussi l’amour, si éphémère.

jeudi 2 janvier 2014

Note de lecture

Journal d'Edward, hamster nihiliste (1990-1990)
Myriam Elia Elia (Auteur)
 Consulter la page Myriam Elia d'AmazonTrouver tous les livres, en savoir plus sur l'auteurVoir résultats de recherche pour cet auteuEtes-vous un auteur? Infos sur La Plate-forme Aut(Auteur), Ezra Elia  Elia (Auteur)
page Ezra Elia d'AmazonTrouver tous les livres, en savoir plus sur l'auteur.Voir résultats de recherche pour cet auteur es-vous un auteur? Infos sur La Plate-forme Auteurs (Auteur), Rose Labourie (Traduction)
Ce livre, dont la lecture ne prend qu’une demi-heure - et qu’est-ce dans une vie ? - apporte quelques moments plaisants et l’occasion de se pencher sur le sens de la vie, l’utilité des régimes amaigrissants, l’incommunicabilité, l’amour… Je suis Edward le hamster nihiliste !

mercredi 1 janvier 2014

de tout un peu

Dommage que, dans ses vœux, notre président n’ait pas exercé son légendaire sens de l’humour ; la vie m’a appris que rien n’est pire que l’inconstance. Se montrer tantôt léger, tantôt grave, tantôt tragique déroute le citoyen de base que je suis. Pourtant, j’ai voté pour ce personnage sans consistance et ne le regrette pas ; je choisirai toujours entre la peste et le choléra. Et au passage une citation pour mes lecteurs : je l’aimais inconstant, qu’aurais-je fait fidèle ? Un lot en fer blanc à gagner pour celui qui trouve l’auteur. Bonne année et plus si affinités.

2 janvier 2014

sursaut d'amour

La femme avec qui je vis depuis quarante-cinq ans a le don de m’énerver en commentant les événements de notre existence commune par des réflexions enfantines – c’est du moins ainsi que je les reçois -. Je trouve que dire « c’est celui qui dit qui y est » ou « bon chien chasse de race » ou semblables aphorismes témoigne de paresse intellectuelle ou d’un manque de maturité. Et voilà-t-il pas qu’hier je me dis : et si je voyais dans ces enfantillages un charme, la marque qu’elle n’a pas peur, elle, de reconnaître qu’on n’est jamais tout à fait adulte. Au lieu de réagir en vieux con et de penser qu’elle devrait enfin réfléchir avant de sortir ses phrases prêtes à dire, si je m’émerveillais sur son âme aérienne, sur son humilité, sa capacité à accepter qu’elle est à la fois adulte et toujours d’une jeunesse dont je regrette chez moi la disparition ?

1er janvier 2014