Dans une émission de la chaîne parlementaire, un « expert », professeur à Sciences Po (Paris, bien sûr, on est à la télé) a pris la défense de ce qu’il appelait capitalisme et qui, selon moi, tient davantage du libéralisme, en disant que c’est une idéologie morale pour deux raisons, la première tenant à ce qu’elle encourage l’individu à agir, la deuxième qu’elle ne cherche pas à changer l’homme, mais le prend comme il est, ce qui, aux dires de ce spécialiste, constitue une preuve de sa moralité. Sur le coup, sans doute impressionné par la qualité de l’intervenant –il parlait un peu comme feu DSK, avec une tranquille certitude – cela m’a semblé intéressant. Et puis, je me suis dit qu’à le croire, on renonce à toute forme de loi, on en revient à la loi du plus fort, le loup libre dans la bergerie libre. Eriger des lois, c’est faire œuvre civilisatrice. Il existe certes des lois scélérates, qu’on doit combattre. Mais le principe même de la loi, qui part du principe que sans règle, l’homme se conduit plus mal qu’avec, ne saurait être pervers en soi. L’usage qu’on en fait, c’est une autre histoire. La défense du libéralisme comme moteur de progrès me paraît plus acceptable. J’aime les Etats-Unis parce qu’on y encourage l’initiative plus que chez nous. Malgré les affirmations des Républicains, ce n’est pas pour autant le paradis des libéraux. Les lois anti-trusts, n’est-ce pas une entrave à la liberté ? La protection des productions américaines contre les produits étrangers, qu’est-ce donc ? Les pressions sur le Pentagone, c’est ça, le libéralisme ? Pourtant, en dépit de ces dérives, j’aime bien l’Amérique. Mais j’aurais du mal à y vivre.
dimanche 17 juin 2012
mercredi 13 juin 2012
coucou me revoilou
la grandissime affaire Ségolène Vs Valérie ne peut me laisser muet.
On était déjà affligés avec Cécilia et Carla.
Nos présidents ont du tempérament, c'est bon signe. Mais ils ont du mal à se faire respecter dans leur vie privée, et c'est regrettable.
Je suis prêt à parier quelque chose contre autre chose que notre Valérie ne tardera pas à comettre un nouvel esclandre, rien que pour prouver qu'on ne la lui fait pas. Avec Merkel? Poutine? Obama? Qui sait?
Au moins, dans nos malheurs, nous avons un peu matière à rire.
On était déjà affligés avec Cécilia et Carla.
Nos présidents ont du tempérament, c'est bon signe. Mais ils ont du mal à se faire respecter dans leur vie privée, et c'est regrettable.
Je suis prêt à parier quelque chose contre autre chose que notre Valérie ne tardera pas à comettre un nouvel esclandre, rien que pour prouver qu'on ne la lui fait pas. Avec Merkel? Poutine? Obama? Qui sait?
Au moins, dans nos malheurs, nous avons un peu matière à rire.
mardi 22 mai 2012
encore un emprunt
...C'est le devoir du chrétien et du sage, quand il a de l'argent, d'en faire un bon usage
jeudi 10 mai 2012
une amie
une vraie, m'a écrit se réjouir que, tel le Phenix, je renaisse de mes cendres.
Merci à elle. Il est vrai que la commedia dell'arte que nous offrent nes politiciens de tous bords me pousse à sortir de ma torpeur. Devons-nous nous soumettre aux diktats des agences de notation, la Grèce peut-elle survivre à l'Euro, notre abyssale dette nous condamne-t-elle à travailler comme des forçats, nos enfants et petits-enfants aussi?
Vous en conviendrez, le suspense est haletant. On a hâte d'être plus vieux de dix ou quinze ans pour connaître les réponses.
Il n'empêche que je me rappelle un mien neveu, d'un conservatisme irréprochable, qui me disait que la meilleurs aide au tiers monde, c'était la globalisation, mais que nous allions le payer. C'était il y a dix ans et je rends hommage à sa sagacité. Il faudra bientôt que, pour permettre aux chinois d'avoir l'eau courante, je sacrifie ma septième Ferrari!
Merci à elle. Il est vrai que la commedia dell'arte que nous offrent nes politiciens de tous bords me pousse à sortir de ma torpeur. Devons-nous nous soumettre aux diktats des agences de notation, la Grèce peut-elle survivre à l'Euro, notre abyssale dette nous condamne-t-elle à travailler comme des forçats, nos enfants et petits-enfants aussi?
Vous en conviendrez, le suspense est haletant. On a hâte d'être plus vieux de dix ou quinze ans pour connaître les réponses.
Il n'empêche que je me rappelle un mien neveu, d'un conservatisme irréprochable, qui me disait que la meilleurs aide au tiers monde, c'était la globalisation, mais que nous allions le payer. C'était il y a dix ans et je rends hommage à sa sagacité. Il faudra bientôt que, pour permettre aux chinois d'avoir l'eau courante, je sacrifie ma septième Ferrari!
dimanche 6 mai 2012
La vie en rose
Depuis hier soir, je vois la vie en rose… Non que je croie nos problèmes en phase terminale. Les miracles, ce n’est pas le genre de la maison. Plus modestement, j’ose espérer qu’on aura davantage le souci des petits, des oubliés. Et si c’est le cas, je suis prêt à renoncer à ma huitième Ferrari, comme le disait Eric Orsenna.
J’ai reçu quelques e-mails engagés, certains d’amis proches de ma manière de voir, d’autres de gens que j’aime bien, même s’ils expriment des idées auxquelles je n’adhère pas. Je veux juste réagir à la lecture d’une sorte de pétition qui circule ce matin en vue de mobiliser les tenants de l’école catholique contre un engagement pris par Hollande pour abolir la loi Carle. Je n’avais jamais entendu parler de cette loi (votée semble-t-il en 2009) mais je n’aime guère que, à peine élu, on fasse au président de gauche des procès, qu’on lutte avant même qu’il ait engagé le fer, bref qu’on ne lui accorde pas un seul jour de crédit. Il est socialiste, donc tout ce qu’il dit ou fait doit être combattu . Cette attitude a le don de m’énerver.
On me dira que la gauche ne se montre guère plus tolérante quand la droite est aux commandes. J’en conviens, mais est-il raisonnable, quand on fustige l’intolérance des adversaires, d’en user aussi ? Ma mère, à propos de la peine de mort, disait « que messieurs les assassins commencent ». Sur de telles bases, nous en serions encore à la loi du talion, la vengeance tiendrait lieu de justice, nous n’aurions plus qu’à acheter un arsenal et nous barricader pour protéger nos vies, nos vertus et nos biens. Dussé-je me voir taxé de naïveté, je dois dire que je préfère les univers ouverts, quand on peut flâner dans les rues, marcher dans la campagne, faire confiance à nos semblables, sans ignorer qu’on peut être cruellement déçu. Il me semble que le bonheur de vivre libre vaut l’acceptation du risque. Les jours heureux ne nous seront pas enlevés. Anyway, à long terme, comme disait Keynes, nous sommes tous morts.
mardi 1 mai 2012
l'anniv' à Juju
l'aut' jour, Juju, il avait invité des copains pour son anniv. Y avait pas François, mais y avait Pierre, Manuel et Ségolène, rien que des potes. Mais le petit malin avait aussi invité Domi, la terreur des Sofitels. Et ça, c'était une ruse de sa part. Il pouvait pas ignorer que ses aminches, ils allaient être furax, pasque se faire voir en compagnie de ce mec qui pue, ça leur ferait pas plaisir. Et ça, Juju, il bichait d'avance de voir leurs trognes de coincés. Bien fait pour leurs gueules, non? Faut dire que quand il a eu ses emmerdes, qu'on lui a parlé de ses tocantes, de son pognon qu'on sait pas d'où il vient, les potes en question, c'est curieux, ils étaient aux abonnés absents. Alors, comme ça, Juju, il les a bien eus. Et p'têt bien qu'en plus, Nic lui a promis un portefeuille s'il leur créait des embrouilles. Rien que du beau monde, je vous dis.
mercredi 4 avril 2012
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